Lettre d’actualité gestion de patrimoine de janvier
Actualités | 5 janvier 2026
Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR)
CDHR : une nouvelle imposition minimale de 20 %
La CDHR instaure une imposition minimale de 20 % sur les revenus perçus en 2025 par les contribuables fiscalement domiciliés en France. Elle cible principalement les foyers dont la fiscalité repose fortement sur la flat tax (12,8 % + CEHR le cas échéant), et qui se situaient jusqu’ici sous les 20 % d’imposition effective.
Seuils d’entrée dans le dispositif :
- 250 000 € pour une personne seule
- 500 000 € pour un couple soumis à imposition commune
Comment se calcule la CDHR ?
Le mécanisme, bien que technique, repose sur une formule simple : CDHR = 20 % du RFR “retraité” – imposition reconstituée (Cela inclut : impôt sur le revenu + CEHR + prélèvements libératoires + majorations spécifiques.)
Traitement particulier des revenus exceptionnels
Retenus à :
- ¼ dans le RFR retraité
- ¼ dans l’impôt correspondant (attention mais la CEHR est prise en compte en totalité)
Un mécanisme de décote vient limiter l’effet de seuil autour des 250k€ / 500k€.
PLF 2026 : vers une prorogation de la CDHR ?
Le projet prévoit une prolongation d’un an mais attention : rien n’est voté à ce jour. Si la mesure était adoptée, elle impacterait aussi les revenus 2026, renforçant encore la nécessité d’une stratégie patrimoniale fine pour les dirigeants rémunérés en dividendes et les investisseurs en capitaux.
Principales mesures discutées dans le PLF 2026
- Taxe sur les holdings patrimoniales : l’idée est d’imposer les sociétés patrimoniales « non actives » pour freiner la capitalisation via des structures de détention purement financières. Les contours restent flous mais l’impact serait majeur pour les groupes familiaux.
- Réforme du statut du bailleur privé : l’objectif est de flécher l’investissement vers les zones tendues et les biens rénovés.
- Recentrage des aides environnementales : priorité aux rénovations globales, moins aux travaux isolés.
- Rationalisation des niches fiscales : certaines réductions pourraient disparaître, exigeant une actualisation complète de sa stratégie patrimoniale.
- Contribution additionnelle sur les très hauts revenus : ajustements possibles de la CEHR pour augmenter son rendement.
Réforme de l’assiette sociale des indépendants
Cette réforme de l’assiette sociale vise à simplifier et à donner plus d’importance à la part des cotisations « contributives » qui permettent d’acquérir des droits individuels.
Principes techniques de la réforme de l’assiette sociale
La réforme consiste à calculer l’ensemble des cotisations et contributions sociales sur une assiette constituée à partir d’un revenu brut des cotisations sociales, abattu d’un taux forfaitaire de 26 %. Pour les travailleurs indépendants relevant du régime micro-fiscal, hors auto-entrepreneurs, c’est leur abattement spécifique fiscal, de 71 %, 50 % ou 34 %, qui est appliqué sur la base de leur chiffre d’affaires, et non l’abattement de 26 %.
Pour aller plus loin sur la réforme de l’assiette :
- Une seule assiette pour les cotisations sociales et la CSG-CRDS : le revenu brut abattu de 26 % ;
- Les cotisations sociales ne sont plus intégrées pour le calcul de l’assiette de la CSG-CRDS ;
- L’abattement forfaitaire de 26 % remplace la déduction des cotisations.
Calendrier de transition
| Période | Règles | Assiette |
| Jusqu’à mars 2026 | Ancien barème | Revenus 2023/2024 |
| Avril 2026 | Nouveau barème + régularisation 2025 | Revenus 2025 |
Pourquoi se faire accompagner par le cabinet GMBA ?
L’ensemble de ces mesures révèle une tendance claire : la fiscalité du patrimoine se complexifie et devient de plus en plus dynamique. Une mauvaise estimation, un mauvais timing ou une absence d’optimisation peut avoir de lourdes conséquences.
C’est précisément pour éviter ces écueils que nos experts en fiscalité et gestion de patrimoine, droit des affaires vous aident à sécuriser vos décisions et à optimiser vos choix.
A retenir de la lettre d’actualité en gestion de patrimoine
Les nouvelles obligations fiscales et sociales imposent plus que jamais d’anticiper, de simuler et d’arbitrer. La gestion de patrimoine n’est plus seulement une question d’investissement, mais une discipline stratégique, mêlant fiscalité, juridique, retraite, transmission et structure des revenus.
Dans ce contexte mouvant, se faire accompagner n’est pas un luxe : c’est un levier de performance et de sécurité pour chaque dirigeant et entrepreneur.